Le cloud computing…oui, mais pour quoi faire ?

Les articles concernant le cloud computing que je lis, sont de plus en plus orienté vers la technique. Il s’agit souvent de querelles de clocher pour savoir si telle ou telle solution commerciale ou technique est avantageuse par rapport à ses concurrentes. Mais du point de vue de l’utilisateur, a quoi peut donc servir le cloud computing ? Et lorsque je parle d’utilisateurs, je pense à l’utilisateur final, celui qui consomme réellement des services. Monsieur Lambda, non informaticien qui fait ses courses, retire de l’argent, appelle ses amis pour organiser une soirée… Voici donc mes premières réflexions dans ce sens.

Si on en revient aux définitions les plus communément admises, le cloud computing permettrait d’arriver à ces notions :

  1. Illusion  de ressources infinies, d’ou, pour l’utilisateur du cloud, l’élimination du provisionning
  2. Élimination des droits d’entrées, autorisant des démarrages réduits puis un accroissement des ressources selon les besoins
  3. Paiement à l’usage a court terme et élasticité

Bien, mais ces notions sont encore très proche de l’ITT…essayons donc de nous éloigner un peu : Quels services ces 3 avantages du cloud pourraient elles nous amener:

  • Des guichets matériels et logiciels permettant de disposer immédiatement (ou réellement très rapidement) de puissance de calcul et de logiciel dans des domaines relativement variés
  • Remplacer tous les outils de bureautique actuellement disponibles : que ce soit le partage de fichier, le stockage de document, la gestion des agendas… bref nous amener a un poste de travail 100% virtualisé. Ce poste de travail étant bien entendu toujours a jours en terme de version, patch de sécurité…
  • Permettre une meilleures collecte/interprétation  des diverses données que nous manipulons, et en faciliter l’accès. Tout savoir de partout !
  • Permettre une disponibilité des services 24×7
  • Faciliter l’apparition de nouveaux services, en rendant les cycles de développement, recette plus rapides
  • Accroître l’agilité des départements informatiques et améliorer le taux d’utilisation des machines
  • Permettre une réduction des latences, de la consommation de bande passante.

Mais là encore, avons nous pris assez de hauteur. C’est loin d’être sûr ! En effet si ces concepts parlent sûrement à des maîtrise d’œuvre informatique je ne suis pas sur qu’elle éveille beaucoup d’intérêt chez M. Lambda. Nous en sommes toujours aux avantages que le cloud peut avoir aux yeux des fournisseurs de services…. reculons encore.

Pour tenter de voir comment le cloud pourrait me rendre la vie plus simple, j’ai tenté de trouver les principales choses que je souhaiterais, en tant qu’utilisateur

Services en lien avec la vraie vie
1.  Faire mes courses, de chez moi (sans interruption due a des maintenances) voire lorsque je me déplace ne pas faire la queue à la caisse des supermarchés.
2.  Pouvoir suivre mes compte en banque et placements potentiels, consommation  (électrique, téléphonique, eau) de n’importe ou et n’importe quand.
3.  Disposer des informations qui me sont utiles au bon moment, au bon endroit (resto proches, mes RV, …).
4.  Pouvoir envoyer lettres numériques et suivre leur expédition (ainsi que celles de colis que je reçois)  facilement de n’importe ou.
5.  Trouver, visiter, réserver mes vacances rapidement en se basant également sur des avis d’experts et des recommandations.
6.  Pouvoir prévenir un service de baby-sitter que je vais être en retard et qu’il faut aller chercher mes enfants.
7.  Surveiller ma maison pendant son absence.
8.  Vérifier que les enfants sont bien rentrés et que leur devoir sont faits, lancer la décongélation, cuisson du repas avant de rentrer à la maison.

Homo Connectus
9. Rester joignable par mail, SMS ou téléphone tout le temps (euh….en fait, à ma guise).
10. Travailler de n’importe ou sans problématique d’accès à mon environnement

Service à valeurs légale, sécurisés
11.  Trouver l’état de mes inscriptions un organisme, un concours… Faire mes démarches administratives de manière centralisée (a temps et sans  peine) et payer mes quittances et factures
12.  Stocker mes documents de façon sure (avec éventuellement une valeur légale), possibilité de stocker mes médias (musique et vidéo) numérique de façon sure et de l’écouter par n’importe quel biais de façon récurrente.

Interopérabilité et Réversibilité
13.  Pouvoir interagir entre mes différents comptes (facebook, mail, supermarché en ligne…) à ma guise.
14.  Pouvoir transférer en quelques clic mes données d’un fournisseurs de service à l’autre ; puis les supprimer sur le premier.

Qu’en ressort il ? Que le consommateur, en l’occurrence moi, souhaite accéder de façon pervasive (omniprésente)  (9 et 10) à une large gamme de services (1 à 8 ) de façon plus intégrée (13) et en complète adéquation avec les évolutions de la société (1 à 8, 11 et 12).  Cela implique les services doivent être mis avec un bien meilleur time to market, et donc une réduction du temps dédié aux étapes de prototypage, développement etc … Bien entendu la qualité de service doit être au rendez vous sous peine de faire partir les usagers du service. La volonté d’interopérabilité (13) et de réversibilité (14) nous mène rapidement à l’ouverture et la standardisation des composants utilisés. On voit de même que certains services de personnalisation (3)  nécessitent des capacités de traitements importantes pour savoir analyser (data mining) les déplacements et comportements afin de me fournir les informations les plus adaptées.  Les problématiques de stockage et d’archivage nous amènent quant à elles assez rapidement à la sécurisation des données, ainsi qu’à leur accessibilité.

On constate, sans grande surprise, que les qualités du cloud vont dans le sens des attentes des utilisateurs. Il paraît donc sage pour un fournisseur de service de regarder dans cette direction faute de voir ses concurrents plus innovant  prendre un sérieux avantage.

Diapositive 17

nIllusion de ressources infinies, d’ou l’élimination, pour l’utilisateur du cloud, du provisionning
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nElimination des droits d’entrées, autorisant des démarrages réduits puis un accroissement des ressources selon les besoins
n
nPaiement à l’usage a court terme et elasticité

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